Le SOPK devient le SMOP : un changement historique pour la santé des femmes

|Dorothée Dinne| Durée de lecture : 2 min
Le SOPK devient le SMOP : un changement historique pour la santé des femmes
Le changement de nom du syndrome des ovaires polymicrokystiques en « Syndrome Métabolique, Ovarien et Polyendocrinien » (le SMOP) a été officiellement annoncé le 12 mai 2026 lors du Congrès européen d'endocrinologie à Prague et publié dans The Lancet. Ce changement répond à deux problèmes majeurs de l'ancien nom qui touche pourtant plus de 170 millions de femmes dans le monde, soit une femme sur huit.
Premièrement, le terme était anatomiquement inexact : ce que l'on appelait des kystes sont en réalité des follicules immatures et non des kystes pathologiques.
Deuxièmement, cette désignation focalisait l'attention uniquement sur l'ovaire, reléguant au second plan les dimensions endocriniennes, métaboliques, dermatologiques, cardiovasculaires et psychologiques de cette pathologie.

Rappelons-le, ce trouble touche 10 à 13 % des femmes en âge de procréer, et jusqu'à 70 % d'entre elles restent non diagnostiquées.

Cette mauvaise terminologie a eu des conséquences concrètes pour les patientes. En changeant de nom, nous changeons notre regard sur la maladie.
Ce changement historique est le fruit de quatorze années de collaboration entre plus de cinquante sociétés internationales et groupes de patientes du monde entier, menés notamment par la professeure Helena Teede, endocrinologue au Monash Centre for Health Research and Implementation à Melbourne. Il s'appuie sur une vaste consultation internationale impliquant plus de 7 700 participants à travers six continents, qui a montré que 85,6 % des patientes et 76,1 % des professionnels de santé souhaitaient un changement pour que le nom reflète mieux la nature hormonale et systémique du syndrome.

Illustration détaillée de l'appareil reproducteur féminin sur fond sombre
Cette image a été créée avec Gemini
Dans le cadre de la pratique médicale, le SMOP devient un outil de consultation plus efficace, permettant aux médecins d'expliquer à une patiente qu'elle souffre d'un syndrome ovarien polyendocrinien et métabolique, ce qui lui donne immédiatement une image plus précise de son trouble.

Une période de transition de trois ans est prévue jusqu'en 2028 afin de laisser aux professionnels de santé, aux gouvernements et aux chercheurs le temps de s'adapter avant la mise à jour complète des recommandations internationales.
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Ces informations sont fournies à des fins éducatives uniquement et ne remplacent pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de la santé qualifié pour des problèmes de santé spécifiques, en particulier si les symptômes sont graves, soudains ou accompagnés de fièvre ou de saignements abondants.

Notre engagement
Dorothée Dinne

Dorothée Dinne

Fondatrice @ Fâmme

Fondatrice de Fâmme, ancienne geek passionnée de tech devenue militante pour la santé des femmes. J'ai passé plus de 15 ans en tant que designer produit et directrice artistique, mais la plus grande révélation de ma vie est venue de mon propre parcours de 30 ans face aux douleurs ignorées et au mépris médical. Aujourd'hui, je bâtis Fâmme, un écosystème sur mesure qui met les femmes en relation avec des professionnels de santé de confiance et un véritable soutien. Je suis maman, installée en Belgique et convaincue que la technologie doit être au service de l'empathie, et non la remplacer.

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Foire aux questions

Le SOPK a-t-il changé de nom ?

Oui, le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) a officiellement été rebaptisé SMOP Syndrome Métabolique, Ovarien et Polyendocrinien) en mai 2026. Ce changement a été validé par plus de 50 sociétés scientifiques internationales.

Pourquoi le SOPK se transforme-t-il en SMOP?

Ce changement répond à deux problèmes : les « kystes » sont en réalité des follicules immatures, et l'ancien nom ne reflétait pas la nature métabolique et systémique de cette maladie hormonale qui touche l'ensemble du corps.

Qu'est-ce que le SMOP ?

Le SMOP (Syndrome Métabolique, Ovarien et Polyendocrinien) est une maladie hormonale et métabolique qui touche une femme sur huit. Il se caractérise par des troubles du cycle menstruel, un excès d'androgènes et la présence de multiples follicules ovariens.

Combien de femmes sont atteintes du SMOP?

Le SMOP touche 10 à 13 % des femmes en âge de procréer, soit environ 170 millions de femmes dans le monde. Cependant, jusqu'à 70 % des cas restent non diagnostiqués.

SOPK et le SMOP : est-ce la même maladie ?

Oui, il s'agit exactement de la même maladie. Seul le nom change pour mieux refléter la réalité médicale : un syndrome qui va au-delà des ovaires et implique le métabolisme ainsi que de multiples systèmes hormonaux.

Quand le SMOP remplacera-t-il défintivement le SOPK ?

La transition se fait progressivement jusqu'en 2028. Durant cette période, les deux noms coexistent dans les documents médicaux et les recommandations internationales.

Quels sont les symptômes du SMOP?

Les troubles du SMOP comprennent : des cycles menstruels irréguliers ou absents, l'hirsutisme (pilosité excessive), l'acné, une prise de poids, une résistance à l'insuline et, parfois, des difficultés à concevoir. Les symptômes varient d'une femme à l'autre.

Peut-on guérir du SMOP ?

Le SMOP ne se guérit pas, mais se gère très bien avec un traitement adapté : contraception hormonale, metformine, changements alimentaires et activité physique selon les symptômes et objectifs de chaque femme.